Quartiers

Antenne relais à l’Estaque : les riverains de la montée Pichou montent au créneau

Élise Laroque-Cassan 2 min de lecture

Un projet contesté sur les hauteurs de l’Estaque

Le calme des hauts de l’Estaque est troublé. C’est en découvrant un panneau de chantier sur la montée Pichou que les riverains ont appris le projet d’implantation d’une antenne relais. Selon ici.fr, l’équipement, porté par Bouygues Télécom, doit être installé sur un terrain appartenant à Enedis, à quelques dizaines de mètres seulement des habitations.

Pour les habitants, cette nouvelle structure de 14 mètres de haut est vécue comme une nuisance de trop. Christiane, infirmière à la retraite vivant dans le secteur, évoque un sentiment d’accumulation, citant les poussières des carrières voisines, le passage des camions et les lignes à haute tension. Au-delà de l’impact visuel, les riverains s’interrogent sur les potentiels risques sanitaires liés aux ondes et prônent le principe de précaution.

Déplacer l’antenne, une solution espérée

Si la nécessité d’améliorer les réseaux n’est pas totalement niée par l’ensemble du voisinage, la position de l’antenne fait débat. Bernard, un riverain mobilisé, assure qu’il y a suffisamment d’espace aux alentours pour déplacer le pylône de quelques centaines de mètres sans nuire à la portée du signal. Une dizaine de familles s’est rapprochée du Comité d’Intérêt de Quartier (CIQ) des hauts de l’Estaque. La présidente, Marie-Blanche Chamoulaud, a annoncé son intention de solliciter la mairie de Marseille pour obtenir des explications sur l’absence de concertation préalable.

La mairie face à un dilemme

Du côté de la municipalité, Christophe Hugon, conseiller municipal en relation avec les acteurs du numérique, souligne la complexité de la situation. S’il reconnaît que l’équilibre entre service au citoyen et nuisances est difficile à trouver, il rappelle l’utilité des antennes situées sur les hauteurs pour couvrir la ville et éviter une multiplication des sites en zone urbaine dense. L’élu précise toutefois que la ville exige des opérateurs des normes d’exposition aux ondes très restrictives. Le projet, ayant déjà pris du retard, laisse peu de marge de manœuvre à la mairie.

Source : ici.fr

Élise Laroque-Cassan

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