Culture

À Marseille, un amphithéâtre oublié sur le toit de l’hôtel de région

Élise Laroque-Cassan 2 min de lecture

Au-dessus de l’hôtel de région, porte d’Aix, un amphithéâtre regarde Marseille depuis un toit. Peu de Marseillais connaissent son existence. Le lieu est grillagé et interdit au public depuis des décennies, selon marsactu.fr, qui raconte ce mercredi l’histoire de ce théâtre à ciel ouvert oublié depuis 30 ans. À proximité, des immeubles réhabilités du centre sont proposés à des bailleurs sociaux.

La découverte récente de cet espace ne s’est pas faite lors d’une visite officielle. D’après marsactu.fr, la militante, musicienne et anthropologue Laura Spica est tombée dessus en septembre 2024, pendant une déambulation-spectacle aux flambeaux organisée par la compagnie Rara Woulib entre Belsunce et la butte des Carmes, dans le 2e arrondissement de Marseille. Cette exploration marseillaise peut se prolonger avec le potager de La Bricarde, installé au cœur d’un quartier d’habitat collectif.

Un théâtre caché dans un bâtiment institutionnel

Ce soir-là, des dizaines de participants découvrent en même temps cet amphithéâtre niché sur le toit du bâtiment régional. La scène se passe en fin de soirée. Le lieu, pourtant situé au-dessus d’un équipement majeur de la vie politique locale, apparaît alors comme un espace presque invisible dans le paysage marseillais.

Depuis cette découverte, Laura Spica souhaite y présenter Démocratie !, un spectacle collaboratif imaginé par la philosophe Barbara Stiegler et l’historien Christophe Bébarthe, rapporte marsactu.fr. Le choix du lieu n’est pas anodin : un théâtre perché sur une institution publique, fermé au public depuis longtemps, devient un symbole possible pour une œuvre autour de la démocratie.

Un morceau de patrimoine hors d’usage

Cette histoire rappelle aussi une réalité fréquente à Marseille : certains lieux existent au cœur de la ville sans être vraiment accessibles ni même connus. Ici, l’amphithéâtre n’est pas dans une ruine éloignée ni dans un quartier isolé. Il se trouve sur le toit de l’hôtel de région, à la porte d’Aix, dans un secteur traversé et identifié par de nombreux habitants. Le même paradoxe concernait la Flipper historique, longtemps oubliée.

Le récit de marsactu.fr met donc en lumière un patrimoine discret, fermé, dont l’abandon interroge autant que la redécouverte. Pour l’instant, la source ne fait état d’aucune réouverture au public.

Source : marsactu.fr

Élise Laroque-Cassan

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