Tendances

La pompe à huile sort de Noël et gagne les boulangeries toute l’année

Élise Laroque-Cassan 2 min de lecture

À Marseille, la pompe à huile n’attend plus forcément le réveillon. Selon 20minutes.fr, cette brioche provençale à l’huile d’olive, longtemps associée aux 13 desserts de Noël, se retrouve désormais toute l’année dans certaines boulangeries, y compris loin de la Provence.

Le mouvement dit beaucoup de Marseille et de sa manière de faire vivre ses spécialités, comme le rappelle un couscous vert marseillais. La pompe à huile reste liée à une histoire locale : d’après 20minutes.fr, son nom viendrait des moulins provençaux, où l’on aurait utilisé de la farine pour récupérer les dernières gouttes d’huile au fond des cuves après le pressage des olives. Avec le temps, la préparation est devenue un dessert de fête.

Une tradition devenue produit du quotidien

Pendant des décennies, selon 20minutes.fr, on trouvait surtout la pompe à huile de novembre à janvier dans les boulangeries du Sud-Est. Aujourd’hui, des adresses marseillaises comme Poumpo la proposent toute l’année, avec des versions nature, au chocolat, sucrées ou salées.

Les fondatrices de Poumpo, Julie et Lise, expliquent à 20minutes.fr avoir voulu bâtir un concept autour d’un produit provençal, parlant autant aux touristes qu’aux Marseillais. Leur clientèle vient notamment du quartier du port, pour un sandwich, une brioche ou pour découvrir l’histoire de cette spécialité.

Cette sortie du calendrier de Noël ne surprend pas l’historien des pratiques alimentaires Loïc Bienassis, cité par 20minutes.fr. Il compare ce phénomène à celui de la brioche vendéenne, autre produit autrefois lié à une période précise, puis vendu toute l’année. Il y voit aussi une logique de consommation, portée par l’envie de tester de nouveaux produits.

De Marseille à Paris

La pompe à huile ne quitte pas seulement sa saison. Elle dépasse aussi son territoire. 20minutes.fr relève qu’elle gagne Paris, notamment avec Pompette, présent dans le 19e arrondissement et dans le Marais.

Dans la capitale, la boulangère Victoire raconte au média que le produit a d’abord peu attiré, avant de trouver son public. Elle indique en vendre aujourd’hui une quarantaine par jour. Pour 20minutes.fr, la pompe à huile suit ainsi le chemin d’autres spécialités régionales devenues plus largement disponibles, comme le kouign-amann ou la tarte tatin.

Entre mémoire provençale, gourmandise et réseaux sociaux, cette brioche raconte donc une spécialité marseillaise qui change d’échelle sans perdre son parfum du Sud.

Source : 20minutes.fr

Élise Laroque-Cassan

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